Mémoire(s) de guerre

Par la classe de 3e médias

Alors que la France organise les dernières commémorations du centenaire de la Grande Guerre en France, la classe de 3e médias du collège consacre un dossier à cette guerre. Visite d'une exposition, recherches documentaires, interviews, visites de lieux historiques... retour sur une variété d'activités qui présentent différents aspects de cette Grande Guerre.

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L'exposition "frères d'armes"

Houdeïfa, Mohamed, Baptiste et Noam

Le 5C du collège a accueilli pendant deux semaines l’exposition « Frères d’armes «  consacrée aux soldats de l’empire colonial français depuis la fin du 18e siècle. Nous nous sommes intéressés à la période de la Grande Guerre. L’exposition nous a appris qu’entre 1914 et 1918, la Première Guerre mondiale avait mobilisé pas moins de 170 000 soldats algériens, 115 000 européens d’Afrique du Nord, plus de 60 000 soldats tunisiens et près de 40 000 soldats marocains. Les pertes ont été importantes avec plus de 25 000 algériens tués, plus de 20 000 français d’Algérie, 10 000 tunisiens et un peu plus de 12 000 marocains. Cette exposition nous a aussi permis de voir que la Première Guerre mondiale avait aussi mobilisé des libanais, des syriens, des arméniens, des yéménites.

http://www.seriefreresdarmes.com/expositions

A l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, les élèves de Troisième du collège Lucie Aubrac de Tourcoing réalisent leur feuilleton radiophonique. Premier épisode, l'exposition "Frères d'armes".

 

A la recherche du soldat Eugène Govet

Imen, Linda et Anaï

En cours d’histoire, nous avons fait des recherches sur un soldat français mort pendant la Première Guerre mondiale. Il s’agit de Eugène Govet. C’est peut-être un ancêtre d’une de nos camarades. Sur la fiche du site « Mémoire des hommes », du ministère de la Défense, nous apprenons que Eugène Govet est né le 16 septembre 1894 à Bourbriac dans les Côtes-du-Nord (actuellement Côtes-d’Armor en Bretagne). Il faisait partie du 2e régiment d’infanterie. Il est mort pour la France le 16 juin 1915 à Roclincourt dans le Pas-de-Calais. La fiche précise « tué à l’ennemi ».

A partir de cette information, nous avons fait des recherches pour retracer le contexte historique de la mort de ce soldat. Nous avons découvert que Roclincourt se situait dans la région du « Labyrinthe », entre Neuville Saint-Vaast, Ecurie, Carency, Ablain-Saint-Nazaire. Le « Labyrinthe » était un réseau de souterrains, d’abris en béton et de tranchées abritant des canons et des mitrailleuses, construit et occupé par les soldats allemands. L’Etat-major français ordonna la conquête de cette position stratégique à partir du 30 mai 1915. Les combats durèrent jusqu’au 19 juin 1915. Eugène Govet faisait probablement partie de cette mission où il perdit la vie le 16 juin, trois jours avant la fin de la bataille.
 

L’écho de Paris, quotidien patriotique français, raconte cette bataille dans son numéro du 23 juin 1915. Il annonce le bilan humain suivant : côté allemand, la perte « d’un régiment entier, le 161e », côté français, « 2000 hommes dont beaucoup de blessés légers ». Ces informations sont à prendre avec beaucoup de précaution car beaucoup de journaux minimisaient les pertes françaises.

Eugène Govet a été enterré à Ablain-Saint-Nazaire, dans la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette, dans le Pas-de-Calais.  Le 20 avril dernier, nous sommes allés dans ce cimetière, lors d’une sortie pédagogique, et avons retrouvé sa tombe (carré de la sépulture : 87 ; rang de la sépulture : 7 ; numéro de la sépulture : 17520).

Doc. 1 : Fiche de Eugène Govet sur le site Internet Mémoires des Hommes
 
Doc. 2 : Le « Labyrinthe » d’après une photographie prise en aéroplane le 27 mai 1915. Croquis extrait des batailles d’Artois et de Champagne en 1915 (Général Palat, P. Lehautcourt), Paris-Bruxelles, 1920, p. 116. Archives départementales du Pas-de-Calais.
 
Episode 2 de cette série consacrée au centenaire de la Première Guerre mondiale. A la recherche du soldat Eugène Govet

François Corre et Abdelkader Malab, ancêtres de M. Sadaoui

Tom, Morgane et Lucas

François Corre est l’arrière-grand-père maternel de M. Sadaoui. Il est né à Lannilis dans le Finistère en 1894. M. Sadaoui a récupéré une photographie de lui en 1914, dans son uniforme de Poilu. Il est alors âgé de 20 ans. François Corre s’est battu à Verdun à deux reprises et à chaque fois il a été blessé. D’après M. Sadaoui, « la première fois, une balle lui a traversé le poignet, la seconde, une balle a transpercé l’un de ses poumons. » Nous avons étudié la bataille de Verdun en classe. Entre février et décembre 1916, cette bataille a été particulièrement sanglante puisque le bilan s’élève au total à environ 300 000 morts et 400 000 blessés.

 
Doc. 3 : François Corre en 1914 (Archive familiale de M. Sadaoui)

Abdelkader Malab est le deuxième mari de la grand-mère paternelle de M. Sadaoui. Il est présumé né en 1900 à Douar-El-Meded dans le département d’Alger (à l’époque coloniale). M. Sadaoui a récupéré un certificat de bonne conduite remis par le colonel Dubuisson le 23 avril 1923 à Abdelkader Malab qui appartenait au 25e régiment de Tirailleurs algériens

Doc. 4 : Certificat de bonne conduite d’Abdelkader Malab en 1923 (archive familiale de M. Sadaoui)
Episode 4 de cette série consacrée au centenaire de la Première Guerre mondiale. Témoignage d'un professeur d'histoire-géographie sur des ancêtres ayant participé à la Grande Guerre.

Sorties des classes de 3e à la nécropole et l'anneau de la mémoire de Notre-Dame-de-Lorette et au mémorial canadien de Vimy

 
Episode 5 de cette série consacrée au centenaire de la Première Guerre mondiale. La nécropole et l'anneau de la mémoire de Notre-Dame-de-Lorette
Dernier épisode de cette série consacrée au centenaire de la Première Guerre mondiale. Au mémorial canadien de Vimy. Visite guidée avec Mylène.
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