Plaisirs malsains

Edito

Depuis plusieurs mois, sur le chemin du collège on peut croiser dans les caniveaux, sur les trottoirs ou encore les rebords de fenêtres des petits tubes d’aluminiums. Après quelques recherche nous avons constatés que ces choses n'étaient rien d'autre que des bonbonnes de protoxyde d'azote. Elles sont vendues dans le commerce pour faire de la cuisine mais ce n'est pas une nouvelle mode pour la chantilly qui explique leur présence dans nos caniveaux. Ressemblant à l'hélium, c'est un gaz hilarant et c'est devenu une nouvelle drogue il y a peu...

Dans ce dossier, nous avons donc décidé de parler des différents types d'addictions pouvant nous affecter et comment résoudre les problèmes le concernant.

Carole, l'endurante

Carole sillonne les rues à la recherche de jeunes en décrochage scolaire. Cette endurance à toute épreuve n'est pas étonnante pour cette passionnée de randonnée pédestre.
Carole BRIOT est une éducatrice spécialisée avec des formations d'animatrice, de spéléologue et en randonnée de haute montagne. Elle exerce ce métier depuis près de 36 ans. Carole travaille essentiellement avec les jeunes en difficulté qui ont entre 11 et 25 ans. Elle a commencé à travailler avec les handicapés et les jeunes en foyer. En 1995, elle change de fonction en faisant de la prévention spécialisée et en intervenant dans les quartiers en luttant contre la marginalisation. Dès que le poste d'ALSESC (Acteur de Liaison Social en Environnement Scolaire) s'est libéré dans le collège, elle l'a accepté. Maintenant elle travaille à mi-temps dans le collège et elle aide des élèves dans leurs parcours scolaires. Elle va bientôt ouvrir un local d'aide pour les jeunes de quartiers, dans le secteur des Phalempins. Elle a fait ce métier car elle voulait aider les autres. Elle pense qu'il y a du bon en chacun de nous.


 

Charlotte et Noah, dessin de Margo

Stupéfiante police

Pour les besoins de notre dossier nous avons interviewé Mme Leroy, agent de police (ADS : adjoint de sécurité) et elle a répondu à quelques questions sur la drogue et sur sa prise en charge par les services de police.

Qu'est ce qu'une drogue ?

Une drogue est une substance dont on devient accros comme peut l’être le sucre, l’alcool, les jeux vidéos mais par drogue on parle le plus souvent de substances illicites comme le cannabis.

Y a t-il différents types de drogues ?

Il existe énormément de types de drogues et beaucoup de dérivés mais les principales familles sont le cannabis, les opiacés (opium), les drogues dures comme la cocaïne, le crack, l’héroïne ou encore l’ecstasy ou le speed qui font partie des plus connues.

 

Comment lutte-on contre celles- ci ?

Il y a tout d’abord la répression de la part des forces de l’ordre mais il y a aussi l’aide médicale et psychologique qui peuvent aider a se débarrasser de cette addiction.

Dans la police, il y a un travail de surveillance mais aussi le procureur de la République peut décider de donner l’autorisation aux policiers de procéder à des contrôles et à des palpations afin de contrôler si la personne possède des drogues.

 

Quels risques encourent les jeune drogués ?


Le risque est en premier pour leur santé mais aussi pour celle des autres, on peut voir que dans beaucoup d ‘accident de la route le mélange alcool et drogue en sont pour quelque chose…
Ensuite au niveau de la justice le code pénal prévoit la répression de la simple détention de stupéfiant, à la consommation personnel ou encore du trafique de stupéfiants, de la conduite sous produits stupéfiants ou encore de la production de produits stupéfiants.
Si la personne est peu connu des services de police, elle peut seulement avoir un rappel à la loi pour une possession de produit stupéfiants comme un joint mais pour d’autres personnes suivant l’infraction cela peut aller d’un simple délit ou alors d’une infraction criminelle et donc peut risquer la prison.
La peine sera décidée par la suite par le magistrat c’est à dire par le tribunal.
La personne qui commet ce crime ou ce délit sera aussi signalée, ce qui veut dire que l’on prendra ces empreintes ainsi que son ADN grâce à sa salive.
Ces données seront rentrées dans un fichier national qui regroupe tous les ADN et les empreintes des personnes ayant commis un crime ou un délit prévu d’une peine d’emprisonnement.

Ces fichiers sont le FAED, (le fichier automatisé des empreintes digitales) et le FNAEG, (le fichier national des empreintes génétiques).

Y a t' il une équipe spécialisée dans la drogue à la police ?
 

Oui, la plus connue reste la brigade des stupéfiants qui est spécialisée dans la recherche et le trafic de drogue avec l’aide de leurs chiens eux même spécialisés dans ce domaine, mais les principaux intervenants sont les équipes de policiers que l’on voit tous les jours et qui font les contrôles routiers ou qui interviennent chez nous ou pour des altercations.
La BAC (Brigade Anti-Criminalité) participe beaucoup aux interpellations en rapport avec les stupéfiants, étant en civil cela leur permet de voir plus de choses alors qu’une voiture où l’on peut voir écrit « police » alerte plus les personnes qui font leur trafic.


 

Comment sont formées ces équipes ?


Ces équipes sont formées dans un premier temps comme tous policiers durant l’école de police c’est à dire pendant 12 mois et ensuite peuvent avoir des formations suivant leurs spécialisations.

Axel W. 4e
 

 
 

Le 27 Janvier 2019 à 16h50 nous arrivons dans les locaux de l'association Réagir. Thomas Birlouet nous accueille et nous fait la visite des différents bâtiments.


Thomas :
REAGIR n'est pas un centre de désintoxication, c'est un centre de prévention et d’accueil pour les personnes qui rencontrent des addictions, avec drogues ou sans drogues. Il y a des fois des demandes d'abstinences ou d'arrêt du produit, mais ça n'est pas toujours le cas, les gens viennent parfois juste chercher des informations liées à différentes consommations. REAGIR peut aussi soigner, en aidant la personne dépendante à diminuer ou à mieux mieux gérer sa consommation.

Quentin : Savez-vous pourquoi votre structure a été fondée ? Et quand ?
Thomas :
L'association REAGIR est née sur un quartier de Tourcoing qui s'appelle La Bourgogne, et elle est créée dans les années 80 à une époque où les infections par voie intra-veineuse se sont multipliées et ont explosé. Les gens et plus particulièrement les personnes s'injectant des drogues, comme l'héroïne, mourraient du fait d'avoir contracté le sida. Il y a donc eu des hauts taux de mortalités à cause de cette façon de consommer et l'association a décidé de prendre en charge les personnes pour éviter qu'ils meurent et qu'ils contractent le sida. Avec le temps de nombreuses addictions se sont rajoutées comme l'alcool, la cigarette. L'association a ensuite commencé à prendre en charge toutes formes d'addictions et de consommation.

Quentin : Pensez-vous qu'il y a un profil de personnes susceptibles de consommer de la drogue ?
Thomas : 
Alors non, il n'y a pas de profil de personnes pour consommer des drogues. Toute personne peut être amenée à consommer des drogues. Par contre, il y a des types d'usage différents : des personnes sont dans des usages occasionnels ou festifs, d'autres dans des usages plus réguliers, d'autres qui vont commencer à rentrer dans des usages à risques, et d'autres qui vont même tomber dans l'addiction.

Quentin : Tout à l'heure, vous citiez un processus de soin, pouvez-vous me dire qui encadre ce genre de processus ?
Thomas : 
Les gens ont tendance à dire qu'un sevrage c'est le fait d'arrêter un produit progressivement mais les produits ne peuvent pas s'arrêter comme ça du jour au lendemain. Il peut y avoir des complications physiques, psychologiques et relationnels très importantes si bien qu'il faut des fois vraiment encadrer les gens pour leur permettre d'arrêter un produit. Les personnes peuvent être accompagnées dans une association comme Réagir ou alors ils ont besoin de se faire hospitaliser pour pouvoir vraiment être pris en charge au niveau médical.

Quentin : Comment essayez-vous de motiver les gens qui refusent de se sevrer ?
Thomas : 
C'est compliqué car on ne peut pas obliger quelqu'un a arrêter une consommation. On peut garder du lien avec les gens en essayant de ne pas trop les juger et on va leur montrer qu’ils prennent un certain nombre de risques et qu’ils peuvent avoir des avantages à arrêter.


   Quentin P. 3e, dessin de Margo, 3e

 

Critique littéraire

Un livre, la meilleure des préventions

Image : édition Pocket

« L'herbe bleue » est une autobiographie anonyme d'une adolescente de 15 ans, qui devient accro à la drogue.

L'auteure de ce livre s'appelle Beatrice Sparks, elle l'a écrit en prenant le journal intime de l'une de ses patientes décédée, mais elle l'a modifié avec l'aide de certains de ses patients et de son expérience personnelle.

 

Ce livre traite du sujet des addictions, ce témoignage raconte la vie d'une jeune fille de 15 ans, qui a été droguée à son insu, et qui est ensuite devenue accro.

Ce livre aborde le thème de la drogue avec une approche plus efficace qu'une affiche de prévention.

En effet, c'est une histoire personnelle avec le point de vue d'une personne réelle. Toutes les souffrances qu'elle a endurées, les joies, les peines et les peurs créent chez le lecteur de vives émotions.

Les avis sont différents sur l'origine autobiographique de ce livre.

Je conseille cette autobiographie aux jeunes car il ne critique pas les drogué(e)s, il apporte un exemple constructif sur les addictions et leurs conséquences.

 

Margo, 3e

 

Sondage : les jeux vidéos et vous

Ce sont les garçons qui ont le plus répondu à notre sondage. Peut-être est-ce parce qu'ils se sentent plus concernés par le sujet des jeux vidéos ? Ou alors sont-ils plus concernés par leur scolarité en allant davantage sur l'ENT pour suivre leurs résultats ? C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison qu’une majorité d’élèves de 6èmes ont répondu à notre sondage.
La réponse la plus donnée est le Battle Royale, sans doute à cause de cet engouement extraordinaire pour le célèbre jeu FORTNITE. Si la catégorie « Autre » est donnée par presque la moitié des élèves c'est sûrement parce qu’on ne sait pas toujours à quelle catégorie appartient le jeu auquel on joue.
Il n'est pas étonnant que la PS4 arrive en première position, alors que la XBOX n'est citée que par 1/4 des élèves. Le smartphone arrive en deuxième position dans les réponses, car presque tous les joueurs ont un téléphone et on peut jouer où on veut sur son portable.
La moitié des joueurs joue plus de 2h d'affilée. Si c’est tous les jours, mais quand est-ce que les collégiens font leurs devoirs ?
Plus de la moitié des élèves ont déjà dépensé plus de 20 € dans des contenus additionnels et 80% d’entre eux ont dépensé plus de 50 €.

Seulement 1/3 des collégiens interrogés pensent que les jeux vidéos ne modifient pas le comportement et la moitié ne pensent pas être addict. Mais qu’en est-il réellement ? Peut-être faudrait-il poser la question aux parents ?

 

Noah, 3e et Axel, 4e